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AUGUST 2000
A WEEK AT SAINT-VERAN OBSERVATORY

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Lors des journées techniques de Chinon en 1999, nous étions plusieurs à admirer des photos du site de St Véran. L’envie nous prit alors de mettre sur pieds une “expédition“ dans les Hautes Alpes. Nous proposons notre projet à d’autres clubs d’ATCO car l’un des intérêts de ce genre de voyage est de faire des rencontres entre gens d’horizons différents. Les partants sont : Anna Machado, Christian Juin et François Pineau de la SAT, Jean-Luc Duhamel d’astronomie en chinonnais, Eric Sohier du club Cassini et Nicolas Jonquères de la région parisienne, le responsable de station qui nous accompagne est Jacques Boussuge.

Le départ.
Quelques semaines avant le départ, une réunion est tenue à l’observatoire de Tauxigny, pour mettre au point l’organisation du voyage et du séjour, mais aussi pour faire connaissance car certains ne s’étaient jamais vus avant ce jour. Le départ est programmé dans la nuit du 28 au 29 juillet. Le voyage se passe sans problème, nous avons même droit au lever de Jupiter, Saturne, les pléiades et la Lune en fin croissant juste avant que le jour se lève, c’est de bonne augure pour la suite !

L’arrivée à St Véran.
Nous arrivons à St Véran en fin d’après midi et nous allons prendre nos laissez-passer. Arrivés au sommet, nous sommes accueillis par l’équipe précédente constituée par des membres du club Cassini. Chacun s’empresse de sortir les téléphones portables pour prévenir de notre arrivée à bon port.
Voir les cadrans solaires de Saint-Véran.



et des Hautes-Alpes.



L'observatoire sous le Soleil.

Nuit du samedi au dimanche.
Durant la première nuit d’observation c’est l’équipe descendante qui est prioritaire au T620, nous laissons donc travailler Cassini, d’autant plus volontiers que la fatigue du voyage se fait sentir et nous ne tardons pas à gagner les sacs de couchage, après avoir tout de même vérifié l’excellente qualité de ciel du site.

Petit déjeuner vers 12h, après une nuit d'observation.

Nuit du dimanche au lundi.
Pour notre première nuit la météo est avec nous, nous ne perdons pas de temps et dès 22H00 nous sommes en place. Nous ne résistons pas à l’envie de faire des images en CCD de M20, même si ce n’est pas très original ça fait plaisir ! En fait, seul Jean-Luc maîtrisait la technique CCD avant le départ, nous en profitons donc pour nous initier. Nicolas profite d’un arrêt technique du T620 pour y fixer un appareil photo en parallèle afin de réaliser des poses dans la région du Sagittaire. L’équipe se scinde en plusieurs groupes et pendant que certains travaillent sur le T620, d’autres observent le ciel à l’oeil nu, aux jumelles et avec le C11 ainsi qu’avec le C8 d’AstroQueyras qui est à la disposition des observateurs. Jean-Luc et Nicolas font une cinquantaine d’images de la variable XX Cyg afin de réaliser une courbe de lumière. Ils seront les derniers à se coucher après avoir observé le rayon vert au lever du soleil.

La nébuleuse M20 avec le télescope de 620.

Nuit du lundi au mardi.
Une fois encore, la météo est clémente, le ciel est beau, le vent est faible et la température beaucoup plus acceptable. Il s’agira de notre nuit la plus prolifique. En début de nuit, Nicolas et moi réalisons des images en trichromie de M20, M27, NGC 7683 et NGC 7331 avec le T620 et la CCD. Christian et Eric fixent à tour de rôle leur boîtier derrière une flat field disposée en parallèle sur le télescope et font des images argentiques des mêmes objets pris en CCD. Jean-Luc et Christian travaillent au C11 équipé d’une caméra Audine et font des images de M8, M20 et M71. Plus tard, Christian me remplace au T620 et Jean-Luc et moi prenons la suite sur le C11 et l’Audine pour faire des images de la variable AM Her afin d’obtenir une courbe de lumière, celle-ci s’avère difficile à localiser et 10 vues seulement sont enregistrées. Eric et Anna observent les constellations à l’oeil nu et aux jumelles, je les rejoins en fin de nuit et nous pointons M80 et M31 avec le C8 puis ce sont les planètes Jupiter et Saturne qui sont observées avant que le jour se lève. Nous nous regroupons tous pour attendre le lever du Soleil et guetter le rayon vert.

La nébuleuse planétaire M27 avec le télescope de 620.

Nuit du mardi au mercredi.
Après une journée ensoleillée, les nuages arrivent en début de nuit. Nicolas et Jean-Luc travaillent sur le T620 et la CCD. Ils réalisent des images de AM Her et de différentes supernovae pour faire des estimations de magnitude. Christian, Eric et moi initions Anna au pointage du C8 grâce au système de coordonnées mais vers 3H00 les nuages envahissent totalement le ciel et nous allons nous coucher, un peu déçus. Nicolas et Jean-Luc terminent la nuit à traiter les images réalisées en début de soirée.

La galaxie NGC6946 avec le télescope de 620.

Mercredi.
La pluie et le vent sont au rendez-vous, nous en profitons donc pour réaliser quelques travaux d’entretien dans les coupoles. La pluie ayant cessé, nous nous attaquons à la peinture extérieure de l’observatoire. La nuit tombée, les nuages sont toujours aussi épais et c’est le tarot qui devient notre principale occupation.

La neige au mois d'août!

Jeudi.
Toujours la pluie et le vent, c’est même une véritable tempête qui souffle et au réveil nous découvrons que l’échafaudage qui avait servi à la peinture extérieure s’est envolé et nous devons aller le récupérer quelques dizaines de mètres plus bas. Nous confectionnons des panneaux en bois pour protéger les hublots de la coupole durant la période hivernale. La nuit tombée, le tournoi de tarot reprend de plus belle !

La base vie sous la neige.

Vendredi.
Pluie et vent, toujours et encore. En fin de journée, des flocons de neige font leur apparition. La nuit venue, les démons du taraud nous envahissent à nouveau ! Dehors c’est déjà l’hiver, la neige redouble et une couche de quelques centimètres recouvre le sol.


Samedi.
Avec le Soleil revenu partiellement, la neige fond lentement et l’équipe suivante peut effectuer l’ascension Pour notre dernière nuit, la météo s’améliore un peu et nous permet de faire quelques observations encore.

Le télescope de 620.

Le retour.
Le retour, comme l’aller, se déroule sans problème. Après Grenoble, les Tourangeaux se séparent des parisiens et chacun regagne son chez-soi la tête pleine de souvenirs.